Interview de Marian Gidea

Marian Gidea

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Je suis Professeur et président du département de mathématiques de l’université de Yeshiva à New York. Les systèmes et applications dynamiques sont mon domaine d’expertise. J’ai coécrit deux livres, coédité sept volumes, publié plus de 50 articles et participé à plus de 50 conférences internationales en tant que conférencier invité. J’ai par ailleurs coorganisé plus de 15 conférences et colloques et j’ai siégé dans quatre comités de rédaction. J’ai bénéficié de nombreuses subventions de recherche de la NSF, la NASA, le NIH, du ministère américain de l’Éducation, et de la Fondation Alfred P. Sloan.

Je suis originaire de Roumanie. Je suis venu aux États-Unis pour poursuivre des études de doctorat en mathématiques en 1993, quand j’avais 26 ans, c’est-à-dire précisément l’âge de Samuel aujourd’hui.

Je ne peux que supposer que l’expérience de Samuel, en tant que nouvel arrivant aux EU ces jours-ci, est assez similaire à ma propre expérience à cette époque.

 

Que pouvez-vous nous dire sur l’université de Yeshiva ?

L’université de Yeshiva est une université privée, basée à New York sous l’égide juive. Il existe une tradition remarquable en mathématiques et en physique : les anciens membres de l’université Yeshiva sont notamment Paul Dirac, Freeman Dyson, Roger Penrose, Joel Lebowitz et Elliot Lieb. La faculté et les étudiants d’aujourd’hui s’efforcent de perpétuer cet héritage unique.

 

Comment avez-vous fini par enseigner à l’école CIMPA ? Pourquoi ?

J’étais l’un des organisateurs de l’école CIMPA au Bénin en 2018. Le sujet était les Systèmes et applications dynamiques. L’un des principaux soutiens dans l’organisation de cette école CIMPA était le Professeur Wilfrid Gangbo (université de Californie, Los Angeles). Il est originaire du Bénin.

 

Pourquoi êtes-vous resté en contact avec Samuel ? Êtes-vous resté en contact avec d’autres participants ?

L’école CIMPA nous a permis de bénéficier d’un environnement réellement fantastique. Je me suis fait de nombreux amis parmi les étudiants et au sein la faculté d’Afrique occidentale. En plus de Samuel, je suis resté en contact avec de nombreux autres participants. Le potentiel de Samuel pour la recherche, démontré par la publication de plusieurs articles, est ce qui m’a réellement impressionné, et a suscité mon intérêt pour travailler avec lui.

 

Comment avez-vous trouvé le financement pour Samuel ? Était-ce difficile ?

Une partie du soutien financier est venue de la US National Science Foundation (NSF). Il y a beaucoup de concurrence pour obtenir le financement de la NSF. Une autre partie provenait de la Katz School of Science and Health de l’université de Yeshiva.

 

Quels conseils pouvez-vous donner aux étudiants et aux professeurs qui cherchent une bourse ?

Les étudiants qui demandent des bourses doivent prouver qu’ils ont à la fois les connaissances et la volonté de faire des études de mathématiques avancées. Ils doivent aussi montrer qu’ils ont le potentiel créatif nécessaire à la recherche.

 

Comment voyez-vous les mathématiques en Afrique aujourd’hui ? Quelles sont les solutions, selon vous, pour contribuer à sa croissance ?

Les étudiants que j’ai rencontrés au CIMPA étaient non seulement passionnés par la science, mais aussi soucieux de la manière d’utiliser les mathématiques pour aider l’Afrique. Je pense que la jeune génération en Afrique a un énorme potentiel et trouvera les solutions pour améliorer la société.

 

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