Écoles CIMPA 2023, Appel à projets

L’organisation d’écoles de recherche dans les pays en développement est l’activité historique du CIMPA. Elle vise à favoriser la recherche en mathématiques dans les zones défavorisées dans lesquelles il y a une volonté forte de développer les mathématiques et où un projet de recherche est viable. Chaque école CIMPA propose une introduction à un sujet de recherche actif en mathématiques et s’adresse en tout premier lieu aux étudiant·es et enseignant·es-chercheur·es issu·es de pays en développement auxquel·les l’essentiel du financement accordé par le CIMPA est consacré.

Les écoles doivent être perçues par les organisatrices et organisateurs comme un outil de développement et de promotion de la recherche dans une zone sur le long terme. En particulier, toute volonté d'inscrire l'école dans un projet à long terme avec un impact local, impliquant, en amont ou en aval, d'autres actions du CIMPA (« Cours CIMPA », « Cours CIMPA en ligne », « Écoles en partenariat », « CIMPA Fellowships ») ou tirant partie d'autres ressources (accords universitaires, gouvernementaux ou liens avec le privé) sera fortement appréciée.

Appel 2023

L’appel à projets pour les écoles CIMPA 2023 est ouvert, les projets sont à soumettre en ligne avant le 10 octobre 2021. Ils seront accompagnés d’un court CV des coordinateur/trices ainsi que d’une lettre de soutien de l’institut d’accueil.

La phase finale de sélection des projets aura lieu début février 2022.

Lors du montage de votre dossier, il est fortement conseillé d’entrer en contact avec un·e des responsables scientifiques de la zone géographique concernée. Outre des idées, des contacts, le ou la responsable vous permettra de vérifier que vous vous conformez aux critères ci-dessous. 

Quoi de neuf pour cet appel ?

Voici les différences notables par rapport aux éditions antérieures :

  • Les dépôts de projets se font dorénavant en ligne. Le formulaire sera bientôt disponible. En attendant vous pouvez consulter ce fichier pour savoir les informations demandées ;
  • Le soutien financier du CIMPA peut représenter 50% du coût total de l’évènement (contre 33% avant) pour un montant maximal de 15000€ ;
  • Les critères d’éligibilité ci-dessous sont les critères nécessaires pour que votre projet soit recevable. Les critères d’évaluation déterminent son acceptation. Le soutien financier est établi en fonction du profil de chaque école, en prenant comme base la situation économique du pays d’accueil et en le modulant en fonction des autres critères d’évaluation ;
  • Tou·tes les étudiant·es de l’école seront enregistré·es sur le site web du CIMPA.

Critères d'éligibilité

Les critères d’éligibilité ci-dessous sont les critères nécessaires pour que votre projet soit recevable (des précisions sont apportées lorsque vous remplissez le formulaire en ligne).

Coordinateur/trices

Le projet d’École CIMPA doit être porté conjointement par deux coordinateurs administratifs et scientifiques, l’un·e “local·e” l’autre “extérieur·e” :

  • La personne locale doit être en poste universitaire ou de recherche dans le pays où se tient l’école et avoir établi un contact solide avec l’institution prévue pour accueillir l’école ;
  • La personne extérieure doit être affiliée à une institution située dans un des pays partenaires du CIMPA au 1er janvier 2021 (Espagne, France, Norvège et Suisse à l’heure actuelle, d’autres pays pourraient rejoindre le CIMPA d’ici le 1er janvier 2022 et deviendront par conséquent éligibles).

Localisation de l’école

L’école proposée doit se tenir dans un environnement académique (université, centre de conférences ou équivalent) situé dans un pays en développement.

Sujet

Le sujet de l’École CIMPA doit être en lien avec des activités de recherche déjà présentes localement et faire partie d’un domaine de recherche actif en mathématiques, que ce soit en mathématiques pures et appliquées ou dans un domaine connexe tel que l’informatique ou la physique théorique.

Niveau

L’école CIMPA, destinée en priorité aux jeunes mathématicien·nes de la région, doit rester à un niveau raisonnable, adapté à la situation locale et offrir un panel d’activités allant de niveau pré-doc à post-doc. En aucun cas, l’école ne doit s’apparenter à une conférence ou un workshop.

Durée de l’école et des interventions

L’école CIMPA dure généralement deux semaines avec une dizaine de jours d’activités de recherche. Une journée ne doit pas contenir en règle générale plus de 6 heures d’activités scientifiques et une pause d’un moins une journée doit être prévue tous les 5 ou 6 jours. Chaque intervenant·e non local·e assurera au moins 4 heures d’activités scientifiques.

Parité

L’école doit présenter un niveau d’implication de chaque genre (femmes et hommes) de 30% au moins dans les comités scientifiques et d’organisation ainsi que parmi les enseignant·es. Si ce critère ne peut être exceptionnellement rempli, il est impératif d’en justifier les raisons dans votre dossier.

Budget

Le budget prévisionnel de l’école, en termes de recettes et de dépenses, doit être solidement construit et clairement détaillé. L’implication financière des institutions locales est un gage certain de la solidité et du succès du projet. Le soutien financier du CIMPA ne doit pas représenter plus de la moitié du budget total de l’École CIMPA et ne peut excéder 15000 euros. Les coordinateurs/trices doivent donc, dès le montage du projet, étudier et solliciter différentes sources possibles de financement locales et internationales pour compléter leur budget (voir ce document pour quelques pistes).

Au moins 2/3 du soutien financier du CIMPA doit être destiné à la prise en charge des frais de voyage et/ou de séjour des participants CIMPA, c’est-à-dire des jeunes participant·es de pays en développement hors du pays d’accueil. Si d’autres sources existent pour cela, il sera possible de ventiler le budget différemment (après discussion avec le responsable scientifique).

Le financement du CIMPA ne pourra pas être utilisé pour couvrir les frais de voyage d’intervenants en poste dans des pays développés. Les organisateurs et organisatrices sont donc encouragé·es à demander à ces intervenant·es dès le montage du projet s’ils ou elles sont en mesure de prendre en charge leurs frais de voyages sur leurs ressources universitaires, soutenant ainsi encore un peu plus les activités du CIMPA. L’expérience prouve que les enseignant.e.s donnent, en général, une réponse favorable. Si ce n’est pas le cas, les organisateurs devront faire appel à des sources de financement autres que le CIMPA.

Enfin, il est formellement interdit de demander des frais d’inscription ou de rémunérer les intervenant·es quelle que soit la source de financement.

Critères d'évaluation

Les critères d’évaluation déterminent l’acceptation du projet.

Localisation de l’école

Le pays, la ville, voire l’établissement dans lequel se tiendra l’école sert de base pour évaluer la pertinence géographique de l’école ainsi que le financement moyen de la part du CIMPA.  En prenant comme référence de départ la classification de l’IMU, il s’élève à 8000€ pour un pays de priorité 5, 10000€ pour un pays de priorité 4 ou 3 et 12000€ ou plus pour un pays de catégorie 1 ou 2, dans la limite de 15000€. Cette base peut être fortement revue à la baisse ou à la hausse en fonction de la localisation exacte, du nombre total de participant·es attendu·es (en particulier des pays voisins) et des autres critères d’évaluation ci-dessous.  

Qualités scientifiques et pédagogiques du projet

Outre la cohérence globale du projet et l’intérêt propre de chaque activité, on tiendra compte des modalités d’intervention. Un programme scientifique maximisant la participation active des étudiant·es sera privilégié. Nous souhaitons en effet tirer le meilleur parti pédagogique d’une présence physique des intervenant·es. Si des cours de niveau introductif et avancé (maximum 8) peuvent bien sûr être proposés pendant l’école, il est alors souhaité qu’ils soient complétés par plusieurs séances d’exercices ou de travaux pratiques.

Outre les activités pédagogiques, on appréciera qu’une activité complémentaire soit organisée pendant le séjour. Celle-ci peut prendre plusieurs formes : une table-ronde sur les questions de parité en mathématiques, sur les questions d'éthique de publications, etc. Elle peut aussi être destinée à d'autres publics, par exemple élèves ou enseignant·es du secondaire afin de leur faire découvrir le monde de la recherche.

 N'hésitez pas à discuter avec votre responsable scientifique lors du montage du dossier afin de glaner des idées et des conseils.

Construction du projet sur le long terme

L'école doit s’inscrire dans une réflexion à long terme sur les actions dans le pays ou la région. À titre d'exemple, l'école peut être combinée avec des « cours CIMPA » ou une « école en partenariat » en amont, ou venir en complément d'une formation de master locale.

Elle peut aussi tirer avantage des technologies digitales pour préparer l’école par des cours interactifs en ligne (voir les formats de « cours CIMPA en ligne ») ou proposer un mentorat pour les meilleur·es étudiant·es après l’école.

L’implication des coordinateur/trices ainsi que des intervenant·es en complément du temps propre de l’école sera ainsi un facteur de l’évaluation du projet.

Implication locale

Les coordinateurs/trices chercheront à faire intervenir au maximum des enseignant·es originaires de la région.

Capture et diffusion des cours

Les cours dispensés pendant l’école ou les vidéos réalisées en amont peuvent être d’un grand intérêt pour d’autres étudiant·es n’ayant pas eu la chance d’assister à l’école. Ils peuvent aussi servir de base à l'élaboration de futures activités.

Le CIMPA appréciera donc que les cours ayant lieu pendant l’école soient filmés (avec l’accord préalable des intervenant·es) et que ce contenu puisse être diffusé librement. Le CIMPA se chargera de les mettre en ligne sur la plateforme carmin.tv (bientôt disponible).

Format alternatif

La crise sanitaire a montré qu’il peut être prudent de se préparer au plus tôt à un plan B en cas de problème majeur. Les coordinateur/trices pourront donc dès la soumission de leur projet présenter les conclusions des discussions avec les membres de l’équipe pédagogique afin de savoir si ils et elles acceptent de s’engager sur une solution de repli qu’on pourra alors esquisser.